Histoires du lycée La Mennais de Guérande : 1989-2019

Alexandre Hoguin

Alexandre Hoguin, grand frère d’Émilie (l’une de vos élèves en première) et fils de Marie-Pierre (l’une de vos désormais ex-collègues), premier de la famille Hoguin à avoir mis les pieds au lycée La Mennais.

C’est avec mon statut d’ancien élève du lycée La Mennais que je vous écris durant ces vacances estivales 2019 afin de vous faire part, comme vous l’avez suggéré au plus grand monde possible, de mes souvenirs après un passage de deux années comme élève de première et terminale dans l’établissement. 

Pour faire au plus court (malgré beaucoup de souvenirs) et organisé (afin de vous faciliter le regroupement des souvenirs), je vais vous dresser ces derniers point par point, selon la liste non exhaustive des histoires que vous avez avancée. 

3. Les élèves (profils, origine, évolution)

D’abord, sachez que j’ai été élève au sein de lycée de septembre 2011 à juillet 2013. À l’époque, je viens de déménager depuis la région parisienne avec mes parents et ma petite sœur. Ce que j’aurai remarqué durant ces deux ans, c’est la diversité des profils, des origines des élèves que je côtoie. Comme moi, certains ne venaient pas de la presqu’île voire de la région, beaucoup semblent être du coin (Côte Sauvage, Brière, etc.). Ce dont je me souviens surtout, c’est écouter certains nous raconter leur « galère », chaque matin pour venir au lycée puis, chaque soir, rentrer chez eux. Moi qui n’avais que 5 min en vélo à 15 min à pied à parcourir, j’étais admiratif en les entendant dire qu’ils se levaient régulièrement pour prendre un bus à 6 h ou 6 h 30 à l’aube, rentrant à leur domicile vers 18 h 30 ou 19 h.

Ces différences de transports ne nous empêchaient pas de nous retrouver autour d’activités communes, et c’est cela, je pense, qui fait l’une des forces de ce lycée, en tout cas de ses élèves. Quant à l’évolution, je ne peux m’empêcher de penser que la promo avec laquelle j’ai vécu ces années lycée était vraiment géniale, malgré les routes et études différentes par chacun d’entre nous le bac en poche. 

4. Les équipes (direction, matière, personnels, Ogec, Apel)

Évidemment, je ne peux beaucoup parler de cette rubrique dans la mesure où je n’ai aucunement fait partie des équipes du lycée. En revanche, pour avoir vu évoluer et avoir sollicité quelques-unes des personnes encore présentes aujourd’hui et bon nombre (déjà) partis désormais, je partagerai ici quelques souvenirs.

Car le lycée, chacun le sait ou doit le savoir, ne peut être ce qu’il est sans ceux et celles qui y travaillent au quotidien. M. Cossec, de par sa fonction différente de celle des professeurs, est celui auquel je pense spontanément. D’une part, et cela n’a visiblement pas changé, il  met toujours autant de cœur et de hargne à remplir les missions qui lui sont confiées ; d’autre part, parce que mes nombreux retards – j’assume et lâche le dossier – ont rendu ma relation vis-à-vis de lui particulière. Si cela ne prêtait pas à en rire quand j’avais le statut d’élève, nous en rigolons maintenant. C’est cela, que j’apprécie chez lui. Merci, Monsieur !

Les profs, ensuite. Comme je le disais plus haut, ils sont nombreux à avoir quitté l’établissement. Forcément, certains ont compté plus que d’autres. D’abord parce qu’ils ont été les professeurs que j’ai eus en cours puis parce que, parmi ceux-là, il y en a qui m’ont (re)donné goût pour leur matière qu’ils enseignent ou enseignaient. Et, là encore, les souvenirs suivent… avec les qualités qui les caractérisaient. M. Monthé, Mme Martienne, Mme Goazou, Mme Bidon, M. Hollinger, M. Bizet, M. et Mme Lainé, Mme Sénéchal, Mme Leroux, M. Yver, M. Simon, … la liste n’est plus très longue mais tous ont, surtout par leurs qualités et, parfois, leurs défauts, contribué à nous transmettre le plus important pour nous, les connaissances nécessaires pour ce que nous devenons et sommes à présent. Pour ça, merci à tous ! 

7. Les TPE

D’eux, je ne garde pas un très bon souvenir. À titre individuel, du moins. Mais collectivement, là encore, ce fut une belle expérience, ponctuée de séances de travail souvent ponctuées de rires et sourires mais, aussi, d’application et de sérieux. Cette année-là, quelques-uns d’entre nous avaient réussi à se distinguer au point que leur dossier respectif avait été porté plus haut, devant un jury. Ils étaient là, ces bons souvenirs. Malgré un échec personnel, les succès des potes avaient servi de moyen de compensation. 

8. Les options

b) La section européenne

Les cours de section européenne resteront un très bon souvenir. D’abord, bien qu’ayant lieu souvent en première heure de la matinée, ils alliaient deux matières, l’histoire et l’anglais. Deux matières que j’affectionnais particulièrement. Que j’affectionne toujours, d’ailleurs. C’est cette association d’une langue vivante à l’histoire qui me plaisait, notamment. Le nouveau vocabulaire appris lors de ces cours, également. Pas trop complexe, intéressant pour enrichir sa prise de parole, en cours à l’époque et, désormais, au quotidien. J’ai toujours été passionné et attiré par la langue anglaise. Ces cours de section européenne, en plus de nous permettre d’être auréolé d’une mention supplémentaire à celle du bac, m’ont plu parce que nous y évoluions en petit groupe. Une quinzaine si mes souvenirs sont bons, tout au plus… de la région parisienne de laquelle je débarquais, les effectifs des classes me paraissaient déjà petits. En section européenne, cela était encore plus agréable. Cela permettait de briser les barrières du « prof qui parle, les élèves qui écoutent », d’après moi. Je souhaite à chacun des élèves qui étudieront dans ce lycée plus tard, de participer à ces cours. Qu’ils aiment l’histoire, l’anglais ou les deux. Ou aucune de ces matières. On s’en moque. 

c) L’EPS

Ah, l’EPS… comme beaucoup d’élèves aimant le sport, c’était l’un des cours les plus attendus, sans doute, durant la semaine. Athlétisme, badminton, natation, danse (!), etc. Et puis, un duo de professeurs qui souhaitaient porter leur matière au-delà des considérations que l’on lui porte : là où l’on peut « glander », « le cours pour récupérer, qui n’en est pas vraiment un ». Bien au contraire ! Et merci, M. et Mme Lainé. J’en garde d’excellents souvenirs, des matchs de bad’ contre M. Lainé à une chorégraphie pas forcément très gracieuse mais marrante à préparer en passant encore par les tours de piste déjantés autour de la piste en béton et gravier en contrebas du lycée… 

9. L’orientation

 

Bonjour, Madame Soissons ! Le « comble », de mon côté, c’est que j’ai accordé une part plus importante à l’orientation en tant qu’ancien élève plus que lorsque j’étais moi-même élève. Sauf erreur de ma part, je participe au forum des métiers du lycée depuis 2016. Et c’est toujours sympa d’y venir. D’abord parce que je me revois à travers la curiosité et l’intérêt de nombreux élèves, venant questionner les intervenants, pour notre parcours respectif, le post-lycée. Les études supérieurs, le boulot… Pour moi, le fait d’y participer n’était pas un devoir, mais tout comme. Comme une manière de remercie le lycée pour ce qu’il m’a donné. Ses professeurs, son équipe de direction, les autres élèves et ces fameux anciens élèves et autres professionnels du monde extérieur. En arrivant au lycée La Mennais, je savais déjà le domaine professionnel vers lequel je désirais me tourner. M’interroger sur mon orientation n’était pas nécessaire, donc, à mon sujet. Mais je ne doute pas que certains élèves ont trouvé la voie en s’interrogeant. Alors là encore, merci à tous ceux qui ont participé et participent toujours à aider les élèves de la manière la plus efficace et adaptée possibl

 

 

12. La semaine culturelle

En regardant quelques années en arrière, c’est-à-dire lorsque j’ai étudié à La Mennais, son évolution est vraiment positive. Rien de très surprenant, les marges de progression et de manœuvre étant larges pour permettre d’améliorer, année après année, la qualité des voyages et stages en entreprise. Bon, dans mon cas, les voyages ne seront pas à évoquer puisque mes années de première et terminale ont été rythmées par un stage en entreprise. Mais quand même, au regard des destinations qui s’ajoutent au carnet de route proposé aux élèves et des retours dont j’ai écho après ces voyages, je puis dire une chose : quelle que soit la destination choisie, voyager avec le lycée La Mennais doit sûrement être un privilège. Il faut vraiment que chacun en ait conscience ! Peu d’établissements peuvent se targuer d’offrir autant de possibilités de voyager à ses élèves. Je sais de quoi je parle, moi qui n’ai pas eu la chance de connaître l’un de ces voyages durant ma scolarité au lycée La Mennais.

Concernant les stages, j’ai eu la chance de pouvoir les effectuer dans ma ville de résidence, Guérande. Rien à redire, si ce n’est merci au professeur chargé d’accompagner ou, plutôt, de s’assurer du bon déroulement de notre stage. Cela lui demande du temps, à multiplier par le nombre d’élèves et donc de rapports de stage dont il a la responsabilité. 

15. L’association sportive

Un peu à l’image de la section européenne, l’association sportive est un très bon moyen de briser les barrières des relations stéréotypées entre profs et élèves. Renforcer les amitiés, discuter d’autre chose que du scolaire avec M. Lainé, découvrir certaines personnes avec qui l’on ne discuterait pas forcément au premier abord au lycée, … les avantages à tenter l’aventure de l’association sportive étaient plus nombreux qu’il n’y paraît. D’accord, cela prend du temps, mais si l’on aime le sport, ce sentiment est atténué. C’était mon cas. Voyager à travers le département pour aller jouer tel ou tel tournoi de badminton, donner fièrement son résultat aux copains, les entendre dire le leur, pire ou meilleur que le nôtre. Les remotiver ou les féliciter… ces souvenirs-là restent.

 16. Le foyer, les clubs

Cela m’étonnerait que beaucoup de ceux qui témoigneront des 30 ans du lycée La Mennais n’évoquent pas une fois le foyer. Je m’y plie également. THE PLACE TO BE ! Le plus souvent possible, en tout cas.. Les petit-déjeuner aux pauses entre les cours, ventes de pains au chocolat, cafés et chocolats chauds… les innombrables parties de baby-foot (pour lesquelles, je passe aux aveux, nous rations quelques bouts de cours avec les copains pour optimiser le temps de jeu tellement il était pris d’assaut à notre époque…), etc. Le foyer, c’était l’endroit privilégié de tous, surtout en cas de temps froid ou de pluie. Les grandes baies vitrées, les canapés et fauteuils que chacun réservait à tout prix…

Et puis les clubs. Musique, pour mon cas. J’ignore l’histoire qu’il avait connu avant nous, mais tout comme l’asso sportive, ce fut un énorme plaisir d’en être membre. À plus d’un titre. En interne, c’était le spectacle de Noël et les 25 ans du lycée (oui, nous avons été privilégiés de pouvoir jouer sur une scène au niveau de l’agora pour cet anniversaire !). Pas toujours écoutés par tous, mais qu’importe : le plaisir de jouer ensemble prenait le pas. C’est aussi à ça que sert une passion surtout lorsqu’elle est partagée. Preuve en est puisqu’en externe, un groupe (qui a peu duré, d’accord, mais quand même !) s’est formé, Rose Kennedy pour participer à deux Fêtes de la musique autour des remparts. Une nouvelle fois, avec d’excellents souvenirs… et de belles amitiés, un peu disparues depuis, mais qui ont eu le mérite d’exister. 

17. Le journal

S’il y a bien un regret que je nourris avec un peu de recul, c’est bien celui de n’avoir jamais participé à l’élaboration et la rédaction du journal du lycée. Le comble, c’est en fait d’avoir entendu parler de son existence après le bac. Pour moi qui aspirais alors à devenir journaliste, c’était une sorte de déception. Que j’ai tenté de compenser en donnant un peu de temps, jusqu’à sa disparition (provisoire, je l’espère !) il y a quelques années, maintenant. Là encore, à force de rencontres et d’échanges, je peux sans aucun doute affirmer que c’est une chance énorme que d’avoir la possibilité de s’exprimer librement (avec des règles, bien sûr) dans un journal écrit. D’autres pays n’ont pas cette chance. Nous, si. Alors, quand une personne (coucou Mme Bertel !) se démène corps et âme, accompagnée par quelques professeurs pour mettre en place et faire perdurer autant que possible un projet comme celui-ci, il me paraît normal de s’y investir. Et beaucoup l’ont fait. C’était aussi la magie du journal du lycée. De permettre à certains de se découvrir des talents cachés d’auteur, d’illustrateur, de dessinateur, etc. La possibilité, aussi, d’exprimer leur point de vue, leurs sentiments sur des questions d’actualité et de société dont ils n’auraient pas osé parler en public. Le journal du lycée avait aussi ce pouvoir-là. 

18. Les fêtes de Noël

Le temps d’un après-midi seulement… mais quel après-midi ! La force de ces fêtes de Noël selon moi, résidait dans le fait que profs et élèves se mêlaient à l’événement pour le rendre vivant. Le moment de sortir certains dossiers, d’exprimer ses talents (bonjour les clubs !) et, par-dessus tout, de voir les qualités d’acteur respectives de nos chers et bien-aimés professeurs… le fait d’organiser ça un vendredi, jour de départ en vacances de Noël, donnait un caractère encore plus jovial et agréable aux festivités, évidemment. Et, malgré les aléas (météorologiques, si si, mais surtout techniques), aucune fête de Noël n’a jamais vraiment connu l’échec. Du moins, je le pense. Pourvu qu’elles durent… 

19. Les terminales : bals de promo, arrivées du dernier jour, etc.

Les derniers moments avant les grandes vacances… ceux que l’on attend impatiemment et, en même temps, qui nous font prendre le recul nécessaire pour s’apercevoir que le lycée, c’est terminé ! D’autant plus particulier dans la mesure où j’avais réalisé mon année de seconde ailleurs. Le bal de promo au Garden est resté un bon souvenir même si, à force de voir les autres bals de promo s’organiser, je suis convaincu que le meilleur endroit pour terminer ses années lycée reste celui où nous les avons passées : le lycée. Et puis l’arrivée la dernière journée… déguisée en James Bond, les potes ayant enfilé des costumes tous plus déjantés et fous les uns que les autres (Superman, Lara Croft, Indiana Jones, et j’en passe !). Et c’est tous ainsi habillés que nous sommes allés se faire une virée à McDo. Avant d’emprunter des routes différentes… 

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