Histoires du lycée La Mennais de Guérande : 1989-2019

Histoire courte

Retracer les grandes lignes de l’histoire du lycée, année après année, c’est ce que j’ai tenté bien modestement de faire en quelques pages. Je me suis appuyée  sur mes souvenirs, les plaquettes et journaux édités au lycée pendant 26 ans , jusqu’à ce que le site internet se substitue à ces publications. Certains m’ont aidée en apportant des renseignements précieux et je les en remercie.  Cet article n’est qu’une ébauche. Mille excuses d’avance pour les oublis et la lecture partiale de cette histoire. N’hésitez pas à débusquer les erreurs et les oublis et à laisser un commentaire pour que je puisse compléter ou rectifier ce résumé.

Bonne lecture à vous.

Brigitte Blanchard ( professeur de physique-chimie au lycée de 1989 à 2019)

1989-1990

95 élèves répartis en trois classes de seconde sont accueillis en septembre 1989 dans les locaux aménagés au collège Saint-Jean-Baptiste. Les professeurs ont été recrutés par le frère Éon, directeur du lycée Saint-Louis à Saint-Nazaire et ces trois classes sont considérées comme une annexe du lycée Saint-Louis. De nombreux professeurs viennent  du lycée Saint-Louis ou du collège Saint-Jean-Baptiste et tous ont bien sûr un complément d’horaire ailleurs.

Pendant cette année scolaire, les plans d’une nouvelle construction sont élaborés avec l’architecte Joël Gimbert et, en mai 1990, les travaux commencent sur le terrain appartenant aux frères, appelé « stade La Mennais », rue de Bel Air. La première pierre est posée en juin 1990 en présence du président du Conseil Régional Olivier Guichard, du maire de Guérande Michel Rabraud. Les travaux du lycée public sont retardés par la découverte de vestiges archéologiques.

C’est dès cette première année scolaire que Martine Guihard, professeur d’allemand  met en place un échange avec le lycée « Dietrich-Bonhoeffer » de Hilden, près de Dusseldorf. Un groupe de lycéens allemands est accueilli au lycée en juin 1990. Les professeurs accompagnateurs sont accueillis chez Martine. Cet échange se poursuivra pendant ……. jusqu’à ce que Martine prenne une retraite anticipée en 2006.

Nous partageons la salle des professeurs du collège et la machine à stencils ! Pour reproduire un document, on l’écrit sur un stencil qui est reproduit ensuite par une machine à alcool. Tous les documents sont écrits à la main sur le stencil ou sont tapés à la machine à écrire. Tous les bulletins sont écrits à la main. Il n’y a aucun ordinateur dans le lycée. Tous les téléphones sont fixes. Nous utilisons en classe des rétroprojecteurs pour projeter des documents écrits à la main sur des transparents. Tous les tableaux sont verts. On écrit avec des craies.

1990-1991

À la rentrée suivante, en septembre 1990, il faut faire face à un accroissement important de l’effectif : 144 élèves répartis en seconde, 70 élèves en première, une classe de 1°S, une classe de 1°A1, A2, B, soit un total de 214 élèves, répartis en 6 classes,  toujours hébergées au collège Saint-Jean-Baptiste.

Frère Bernard Bourigault, directeur du collège Saint-Joseph à Herbignac se voit confier la direction du nouveau lycée. De nouveaux professeurs sont embauchés et le chantier du lycée se déroule sous l’œil vigilant de l’architecte afin que les délais soient respectés et que l’ouvrage soit de qualité. Les bâtiments du lycée auront coûté 15 millions de francs, soit environ 2,5 millions d’euros, ce qui reste une somme très raisonnable pour un établissement de cette qualité.

Érik Langlois est embauché comme conseiller d’orientation, en charge de la vie scolaire.

1991-1992

Le chantier terminé, les vacances scolaires sont mises à profit pour aménager les locaux et, à la rentrée 1991, 331 élèves découvrent leur nouvel établissement. L’inauguration officielle se déroule le 5 octobre 1991.

En 1992, le lycée quitte la « tutelle » du lycée Saint-Louis et est reconnu officiellement comme le nouveau lycée La Mennais de Guérande. Il n’aura fallu que trois années pour obtenir cette nomination officielle. Il faut dire que le temps presse car le lycée Galilée ouvre ses portes en ce mois de septembre en accueillant d’un coup des élèves dans les trois niveaux.

Johanna Bertel est embauchée comme documentaliste,  Paulette Dréan comme surveillante, Fabienne Macé comme secrétaire. Le frère Daniel Gauthier est responsable des études, le frère Eugène Gauthier est l’économe, le frère Ramuntxo Ibarrart est professeur de mathématique et animateur en pastorale, le frère Yvon Deniaud est professeur de philosophie et le frère Hubert Ore est en charge de l’entretien. En tout, ce sont donc 6 frères de La Mennais qui travaillent au lycée. Frère Jean-Yves Cariou les rejoindra l’année suivante. Le premier directeur laïc mais très lié à la communauté des frères de Ploërmel sera Pierre-Jean Bart, en 2000. Ce n’est qu’en 2015 que le frère Jean-Yves Cariou quitte le lycée. Avec son départ, c’est la présence des frères au sein de l’établissement qui prend fin, mais les frères restent très présents grâce à la tutelle.

Il y maintenant 10 classes : 4 classes de seconde, 4 classes de première et 2 classes de terminale. De très nombreux professeurs posent pour la première photo dans les locaux neufs du lycée. Un certain nombre d’entre eux ne le quitteront plus avant que sonne l’heure de la retraite ! Jacky Hérigault,  Élisabeth Luminais-Grenneron, Jean Yver, Annie Lehebel, Odile Cammerman, Nelly Audureau, Claude Lebreton, Anne Geiler, Dominique Sénéchal, Brigitte Blanchard, Brigitte Fleurance, Martine Guihard, Michel Belliot, Gérard Olivaud , Laurence Bécherel, Jean Ouisse. Certains enseignants y sont toujours à l’heure où j’écris ces lignes : Thierry Simon, Alain Queyrol, Flore Templier-Barreau, Géraldine Aldeguer, Véronique Picqueray, Lionel Lainé. Hervé Ménez n’a quitté le lycée qu’au terme de sa  carrière d’enseignant mais a repris une autre activité professionnelle. Nathalie Dion, Maurice Godèle, Sabine Lejeune et Anne Luppé poursuivront leur carrière dans un autre établissement après de nombreuses années passées avec nous.

La première promotion de bacheliers quitte le lycée en juillet : 54 reçus sur 65, soit 83%, ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale qui est de 73%.

Cette année scolaire 91-92 voit naître le premier journal du lycée : « Le journal inutile », coordonné par Géraldine Aldeguer. Fabienne Macé assure la mise en page.  Un journal sera édité par les élèves chaque année pendant les trois premières décennies. Le foyer s’équipe d’un babyfoot et quatre clubs sont proposés aux élèves, animés par des professeurs : ciné-club avec Gérard Olivaux, club des droits de l’homme avec Annick Dardant, club d’histoire de l’art avec Annie Lehébel et club d’investissement avec Nathalie Moyon.

Un atelier théâtre répète sous la direction d’Élisabeth Luminais le mercredi après-midi et présente sa première pièce : Draculcid, écrite par un autre frère, le frère Bernard Tabary. La pièce est jouée à Athanor en avril. À cela s’ajoute le seul club « récréatif », bien qu’il sollicite beaucoup de matière grise : le club de bridge.

L’association sportive, déjà bien active est proposée par Lionel Lainé.

C’est cette année-là, en 1992 que 7 élèves de La Mennais se rendent avec des jeunes d’autres lycées à Nowy Sacz, en Pologne, pour mettre en place un échange. Élisabeth Luminais et Érik Langlois se sont énormément investis dans cet échange. Trente ans plus tard, cet échange se poursuit. La longévité de cet échange est remarquable. Isabelle Leroux en a fort heureusement repris le flambeau en …… Ces échanges seront par la suite multipliés, avec des appariements avec des lycées polonais, espagnols, italiens, hongrois, norvégiens, américains, néozélandais. Ils sont rendus possibles grâce à l’investissement des professeurs, de la direction, du personnel de vie scolaire et des élèves. Nombre de professeurs, qu’ils soient professeurs de langue ou non, auront accueilli chez eux pendant une ou deux semaines leurs collègues étrangers. Pas facile quand il faut assurer en plus les cours, imposer à la famille l’utilisation d’une autre langue à table. Mais que de belles amitiés sont nées pendant ces échanges, dont beaucoup perdurent au-delà du contexte scolaire.

Une première activité humanitaire est organisée en mai 1992. C’est une marche parrainée organisée un mercredi après-midi, suivie de grillades au lycée. Notons qu’il ne se passera quasiment pas une année sans qu’une opération « bol de riz » ou un « pique-nique solidaire » ne soit proposé. Par contre, ces activités ne seront plus proposées le mercredi après-midi, mais bien sur un temps de midi en période scolaire.

Le challenge La Mennais, une compétition interclasses est initiée par Érik Langlois. Il s’agit pour cette première année de compétitions sportives : rugby, football, volley. Elle est remportée par la 1°BS. Ce tournoi sera reconduit chaque année jusqu’en ……………, de nombreuses disciplines venant étoffer l’offre sportive : babyfoot, belote, tarot, échecs et QI La Mennais. Les parents sont invités à la finale des tournois.

1992-1993

Cette nouvelle année scolaire voit le lycée changer d’adresse : la rue Bel Air est rebaptisée Jean-Baptiste Legeay en mémoire du frère de La Mennais Clair-Marie, de son vrai nom Jean-Baptiste Legeay. Ce frère a enseigné au collège Saint-Jean-Baptiste de 1916 à 1919 avant d’ouvrir le pensionnat Notre-Dame de l’Abbaye à Nantes. Résistant, il est arrêté par la Gestapo en 1941 et décapité à Cologne le 10 février 1943.

La réforme des lycées se met en place avec l’abandon des séries A, B, C, D et l’arrivées des séries L, ES, S qui ne disparaitront qu’en 2019.

La Pastorale s’organise : une heure de catéchèse hebdomadaire obligatoire est animée par les professeurs principaux, gratuitement bien entendu. L’heure de vie de classe n’est pas encore à l’ordre du jour et les professeurs principaux ne reçoivent aucune rémunération supplémentaire pour cette tâche importante. L’indemnité de professeur principal fera son apparition sur les bulletins de salaire en septembre 1994, alors que Jack Lang est ministre de l’éducation. Pendant 22 ans, les professeurs principaux continueront à animer la catéchèse dans leur classe, parfois seuls, parfois en binôme. Ce n’est qu’en 2014 que M. Robin dissociera ces deux fonctions permettant ainsi à des collègues qui se refusaient à cette mission d’animateur de catéchèse d’accepter la mission de professeur principal.

Cette heure de catéchèse n’est pas un enseignement religieux, mais bien une heure de débat et d’initiation à la réflexion et à la spiritualité. L’aumônerie par contre s’adresse – je cite- à ceux qui désirent aller plus loin dans cette réflexion. Cet approfondissement est vécu en équipe, dans l’amitié, à l’occasion de réunions hebdomadaires, d’eucharisties, de récollections en abbaye et d’engagements divers.

La catéchèse telle qu’elle est voulue à l’origine par le frère Ramuntxo a profondément marqué le lycée. Dans beaucoup d’établissements du diocèse, un enseignement religieux formel était proposé ou obligatoire. Souvent, le rôle d’animateur en pastorale était confié à un « spécialiste »  et non à un professeur. Ramuntxo était professeur de mathématique autant qu’il était animateur en pastorale.

Le club de théâtre devient l’option théâtre. Les cours sont assurés par des comédiens professionnels du théâtre Athanor de Saint-Nazaire et par Élisabeth Luminais, professeur au lycée.

L’association de parents d’élèves, l’Apel est présidée par M. Héry, parent d’Antoine. M. Héry rendra d’énormes services au lycée comme président de l’Apel et ensuite comme président de l’Ogec, fonction qu’il assumera de façon presque continue  jusqu’en novembre 2018.

Un nouveau self est inauguré le 15 mars 1993. En effet, le self du collège qui accueille également les lycéens sert 1100 repas par jour, mais ne suffit plus à répondre aux besoins croissants. Un échange de terrain avec un voisin a permis de construire le nouveau restaurant scolaire à proximité immédiate du collège et à 400 mètres du lycée. Le projet est conçu par l’architecte Joël Gimbert, qui avait déjà  dessiné les plans du lycée. Il a coûté 3 millions d’euros auxquels il faut ajouter 2 millions d’euros pour l’aménagement  intérieur. Des subventions de la Région (2 millions de francs) et du département (500 000 francs)  ont aidé à son financement.

En juin 1993, sous l’impulsion d’Érik Langlois, le premier bal de promo est organisé pour les terminales dans la cafétéria du collège Saint-Jean-Baptiste. « Précédant une belle, longue, colorée soirée dansante, un excellent dîner réunit, lors d’une trop rare occasion, étudiants, parents, professeurs, membres du personnel mais aussi d’anciens élèves du lycée » nous dit Romain Gerbaud, élève en TA2. Le bal de promo reste une institution du lycée et est organisé chaque année par un comité d’élèves aidé par le personnel de vie scolaire. Il a toutefois toujours été un petit sujet de controverse au lycée, le débat entre partisans et opposants le trouvant trop emprunté à la culture américaine a longtemps persisté.

Une autre tradition est née en 1993 est la soirée de Noël. Pour cette première édition, divers sketches alternent avec des jeux. Les célébrations festives de la fête de Noël évolueront au fil des années, mais Noël reste un moment festif fort au lycée.

Les professeurs se joignent cette année-là au club de théâtre et préparent deux petites pièces.

Une journée « Portes ouvertes » est organisée au lycée, la première d’une longue série !

Enfin, le lycée accueille pour cette année scolaire trois jeunes polonais toute l’année scolaire. Ils sont hébergés gratuitement par des familles d’élèves. Cet accueil se renouvellera à maintes reprises. Paulette Dréan n’a pas son pareil pour susciter des vocations d’hôtes bienveillants parmi les élèves. «  Mon petit, tu m’en prendras bien un chez toi ? »

1993-1994

L’année 1993-1994 est l’année des  voyages : Pologne, Paris, Espagne, et l’échange en Allemagne. L’organisation de voyages est une des grandes compétences des professeurs et personnels du lycée La Mennais. Pour la première fois, le lycée accueille 6 classes de seconde et 14 classes en tout. Le lycée avait été conçu pour 14 classes. Ce nombre sera par la suite dépassé. De plus, une des salles de classe sera transformée en salle multimédia, ce qui obligera à loger des groupes dans des salles moins adaptées. La question des effectifs en seconde est toujours une question préoccupante pour tous, et surtout pour le chef d’établissement qui reçoit individuellement chaque famille et qui espère maintenir un effectif suffisant pour assurer la bonne marche de l’établissement et les postes des professeurs.

Le journal du lycée change de nom : « Le journal inutile » est devenu « Le spécimen »

Une association d’anciens «  Les inoubliables » naît, présidée par Vincent Picot de la promo 1993. Comme le dit Vincent : «  il ne s’agit pas de se réunir une ou deux fois par an autour d’un repas bien arrosé, mais plus d’un moyen d’entraide entre des personnes ayant un héritage éducatif commun et donc ayant une part de culture commune. Il s’agit également d’aider les futurs ex, les futurs étudiants. »

La soirée de Noël devient le QI La Mennais. Le soir du dernier jour avant les vacances de Noël, le vendredi, tous ceux qui le souhaitent reviennent au lycée à 20h30 pour le fameux QI. Il s’agit d’un jeu inter classes, les professeurs constituent également une équipe. Le frère Hubert a construit de beaux pupitres avec un bouton sur lequel il faut appuyer le premier pour pouvoir répondre. La terminale C a devancé de deux points l’équipe des professeurs. Le jeu est entrecoupé de sketches joués par les membres du club de théâtre. Érik Langlois organise et anime toute la soirée avec les élèves. Il l’organisera tous les ans jusqu’à ce que, malheureusement, un cancer l’emporte en mai 2000.

Le premier des clubs de musique est créé au lycée. Il y en aura beaucoup d’autres. Ils animeront nombre d’événements au lycée.

Cette année-là, des cours du soir en anglais, allemand et espagnol sont programmés : 30 francs de l’heure. Bonne initiative, qui n’a malheureusement pas été reconduite. Il faut attendre les formations des professeurs pour la section européenne puis l’arrivée des assistantes, en 2014, pour que d’autres cours de langue soient proposés aux professeurs.

1994-1995

En 1994-1995 apparaissent les premiers prémices de la semaine culturelle : un Projet d’Action Éducative est organisé sur deux jours, le mardi 2 et le mercredi 3 mai. Il s’agit d’ouvrir les jeunes aux différentes utilisations de l’eau, aux métiers de la mer. D’autres activités sont proposées  telles que la visite d’un journal. Détail amusant, la plaquette de l’année mentionne que les cours sont annulés le mardi et le mercredi, à la joie de tous évidemment… hormis les professeurs puisque les programmes n’étaient pas encore terminés, loin de là ! La question des cours perdus au mois de mai reste une question récurrente à laquelle tous les chefs d’établissement ont à faire face !

Le lycée atteint pour la première fois, la barre des 450 élèves. Les élèves de terminale passent pour la première fois un bac L, ES ou S.

Pour la première fois, deux élèves, Emmanuelle Champelle et Marie Derue  vont passer deux semaines au Costa Rica, en immersion. Cet échange est organisé par Hervé Ménez. Les immersions individuelles dans un lycée étranger ne seront pas monnaie courante avant 2016, avec l’obtention du label international.

1995-1996,

Le premier logo du lycée apparaît sur la plaquette. Il a été dessiné par…………

Une option facultative « Informatique » de 25h sur l’année est désormais proposée aux élèves de seconde : l’informatique fait son entrée dans les programmes scolaires ! L’option IESP ( Informatique et Électronique en Sciences Physiques) sera proposée dès l’année suivante en matière optionnelle en seconde (les élèves doivent en choisir deux par an). Suite à une sollicitation du service long séjour de l’hôpital de Guérande, une vingtaine de jeunes du lycée rend visite aux personnes âgées. Les rencontres ont lieu dans la semaine, après le repas du midi. Les visiteurs se retrouvent cinq fois dans l’année pour échanger leur expérience. Certains s’y sont engagés au nom de leur appartenance au club des droits de l’homme, ou de l’aumônerie. Ce partenariat avec l’hôpital durera jusqu’en……..

Le festival des lycées est organisé pour la première fois à Nantes. Il regroupe 1200 jeunes de la région les 17 et 18 mai autour d’activités sportives et artistiques. Le mot d’ordre est « Fête ce qui te plaît ». Le lycée y participe avec le groupe de musique « Noise ». Le groupe est logé à l’internat du lycée Monge et joue au Palais des sports. Devant le succès de cet événement, le lycée renouvellera sa participation jusqu’en…………

1996-1997

Le lycée change de directeur. C’est le frère Marc Durand qui remplace le frère Bernard, parti en formation à Rome après six années passées à la tête du lycée.

La nouveauté de l’année, c’est l’ouverture de la section européenne enseignée par Véronique Picqueray. La section européenne est proposée tous les ans au lycée depuis cette date et connaît un grand succès. Elle est proposée en seconde autour de plusieurs matières. En première, les élèves suivent les cours d’histoire-géographie en anglais avec Marie-Claude Pavillon, puis avec Maryse Bidon. Véronique leur assure des heures supplémentaires en anglais. A partir de 2012, elle est proposée également en physique-chimie avec Brigitte Blanchard.

L’année 1997-1998 marque la première année de participation du lycée au trophée européen des lycées à la voile à la Trinité-sur-mer. Jean Yver est l’entraîneur officiel d’une l’équipe très mobilisée. En plus des entraînements, il faut trouver des sponsors pour réunir les 30 000 francs nécessaires à l’inscription. L’équipe obtient une très honorable 23° place sur les 73 équipages présents.

 Autre concours auquel participe une équipe d’élèves, sous la houlette d’Annie Lehébel : le concours national de la Résistance et de la Déportation. Il s’agit de présenter un mémoire collectif pour perpétuer chez les jeunes le souvenir des acteurs de la Résistance, susciter un esprit de tolérance, transmettre des valeurs qui se rattachent aux droits de l’Homme et aux principes de la Démocratie. Pour cette première participation, le lycée La Mennais obtient le 1° prix départemental. Annie Lehébel accompagnera des élèves à la participation à ce concours jusqu’en ……….

En juin 1998, le frère Ramuntxo, professeur de mathématique et responsable de la pastorale quitte le lycée. Il n’y aura pas de responsable de la catéchèse l’année suivante. Annick Dardant, professeur de philosophie, prend la responsabilité de la catéchèse en 1999, en plus de ses activités d’enseignement, marquant ainsi la continuité de la volonté d’une catéchèse incarnée dans la vie de l’établissement.

1998-1999

Pas de changement majeur. Le dynamisme du lycée continue à se vivre dans de multiples activités : visite des personnes âgées, parrainages de scolarité d’enfants, concours national de la Résistance (les élèves ont remporté un prix qui leur a permis de rencontrer Lucie Aubrac à Paris), le concours René Cassin, un voyage à Paris, un autre à Barcelone, sorties cinéma, sortie Beaux Arts à Nantes, participation à l’opération « Je lis du théâtre » à Athanor, présentation du spectacle «  La maison du bon repos », lancement d’un ballon stratosphérique dans le cadre de l’option « sciences expérimentales en 1° », le trophée des lycées à la voile, les footballeurs de La Mennais en demi-finale régionale, le club de danse alpha, la formation aux premiers secours, les tournois de ping-pong et badminton, la soirée de Noël, la soirée des anciens du lycée, etc etc.

Notons que les résultats du bac de juin 1998 sont excellents ; avec un pourcentage de réussite de 96,3%, soit 17,9 % au-dessus de la moyenne nationale, le lycée bat tous ses records. Ces résultats contribueront à la réputation de « lycée élitiste » dont l’établissement aura du mal à se défaire et qui freinera malheureusement les inscriptions au lycée pendant une certaine période.

1999-2000

La direction du lycée se réorganise après le départ du directeur des études, frère Daniel Gautier. Pour la première fois, un responsable de niveau est nommé : c’est Thierry Simon, professeur d’histoire-géographie qui assume cette tâche en terminale et Élisabeth Grenneron-Luminais est nommée directrice des études et responsable des secondes et premières. Annick Dardant, professeur de philosophie prend la relève du frère Ramuntxo pour animer la catéchèse.

David Cossec est embauché en novembre pour remplacer Érik Langlois en arrêt maladie.

Une nouvelle réforme des lycées se met en place en septembre 1999 avec l’arrivée des enseignements de détermination en seconde, des TPE en première et terminale, de l’enseignement scientifique expérimental en première S. Les élèves de seconde voient pour la première fois apparaître dans leur emploi du temps deux heures « d’aide individualisée » en français et mathématique, et l’heure de vie de classe. Les professeurs principaux sont désormais rémunérés pour 10 heures de vie de classe par an. Le lycée fait le choix de continuer à proposer cette heure sur une base hebdomadaire.

Le 20 mai 2000, nous apprenons le décès d’Érik Langlois, conseiller d’éducation depuis le début du lycée, en 1990. Érik meurt à 39 ans des suites d’un cancer. Il aura marqué profondément les jeunes et reste une figure emblématique du lycée.

Colette Hérigault, professeur de physique, prend sa retraite en juin.

2000-2001

Pierre-Jean Bar est nommé directeur. C’est donc le troisième directeur du lycée, et c’est la première fois que la tutelle mennaisienne confie la direction à un laïc. Pierre-Jean Bar est toutefois très lié à la communauté des frères de Ploërmel.

David Cossec remplace Érik Langlois comme conseiller d’éducation.

Le frère Daniel Gauthier, directeur des études depuis la création du lycée quitte l’établissement. Il est remplacé pour les secondes et premières par Élisabeth Luminais, professeur de théâtre et de français et pour les terminales par Thierry Simon, professeur d’histoire-géographie.

Johanna Bertel, documentaliste au lycée crée le Prix La Mennais. Il s’agit d’un prix littéraire : les élèves volontaires de seconde lisent  cinq romans sélectionnés par les professeurs et en élisent un. Pour cette première édition, le roman « L’oasis » de Xavier-Laurent Petit a la faveur des représentants des secondes réunis en comités de lecture.

Un nouveau partenariat voit le jour, sur l’impulsion de Ulrich Huyguevelde, élève passionné par l’Ukraine. En novembre 2000, un groupe de jeunes Ukrainiens vient au lycée pour un séjour de 10 jours et, en avril 2001, un voyage est organisé vers la Pologne et l’Ukraine. Jusqu’en 2014 un échange en famille en Pologne et en Ukraine sera organisé tous les deux ans par Élisabeth Grenneron puis par Isabelle Leroux.

Les TPE « Travaux Personnels Encadrés » apparaissent en classe de première avec la réforme. 2002 voit la généralisation des TPE en classe terminale. L’activité TPE est supprimée en 2005‒2006 pour les élèves en classe terminale, mais reste obligatoire en classe de première. Elle fait l’objet d’une épreuve obligatoire anticipée de 2006 à 2019.

2001-2002

C’est le début d’une grande aventure : la semaine banalisée sportive et culturelle ! Depuis des années, échanges et voyages nombreux se déroulent à des périodes différentes de l’année et perturbent donc la scolarité des participants qui doivent récupérer les cours à leur retour. Ils  perturbent aussi la bonne marche des cours à cause de l’absence de certains professeurs. D’où l’idée de regrouper les voyages sur la même semaine, et d’en profiter pour permettre l’organisation d’autres activités et permettre également aux élèves d’effectuer un stage en entreprise. À l’époque, cette expérience est pionnière, aucun lycée ne la propose. C’est un challenge dans la mesure où il faut proposer à chacun  des 450 élèves une occupation intéressante à un coût acceptable. On ne peut d’autre part contraindre un enseignant à se convertir en organisateur de voyage ou animateur sportif. L’expérience repose donc sur les compétences de chacun et la bonne volonté. Pour cette première année sont proposés : un échange en Allemagne, un séjour en famille en Espagne, un séjour culturel à Paris, un séjour nature dans les Alpes, un parcours scientifique à la rencontre de professionnels sur le département, un atelier artistique à Guérande, un atelier secourisme au lycée, un stage d’équitation, un stage de voile et enfin un groupe de préparation à la fête des 10 ans. 91 élèves effectuent également sur cette semaine un stage en entreprise. Cette première édition est un succès. La semaine culturelle sera organisée sous cette forme chaque année pendant 17 ans. Elle a été régulièrement remise en cause, mais les avantages l’ont toujours emporté. On se souvient de discussions parfois très animées. La réforme des lycées a obligé à la faire évoluer en 2019.

Fin octobre, un groupe d’élèves participe à un séjour à Taizé organisé conjointement avec plusieurs établissements catholiques du département. Sur une colline de Taizé, en Bourgogne vit une communauté monastique chrétienne œcuménique fondée après la deuxième guerre mondiale par le frère Roger. Plus de 50 000 jeunes et moins jeunes du monde entier et de toutes confessions chrétiennes visitent Taizé depuis 1966. Le lycée continue à proposer régulièrement un séjour à Taizé pour les volontaires.

À l’automne 2001, les Brigitte de SVT, Brigitte Fleurance et Brigitte Bontemps, organisent leur première sortie géologique en Auvergne pour les élèves de 1°S. Les nouveaux programmes exigent une sortie sur le terrain. Pendant trois jours, les élèves arpentent les volcans d’Auvergne avec deux géologues professionnels. Les voyages en Auvergne seront proposés chaque année, jusqu’à ce que, en 2011, de nouveaux programmes ne justifient plus cette sortie de terrain si intéressante.

En décembre 2001 est organisée au lycée la première matinée d’orientation un mercredi matin : une conférence sur les métiers de l’enseignement, puis deux ateliers au choix pour chaque élève de première et de terminale, animés par une centaine d’intervenants des grands instituts de formation, des grandes écoles, de l’armée et la police. Ces matinées d’orientation seront à partir de 2001 organisées chaque année. La matinée d’orientation évoluera vers un « forum des métiers » à partir de 2009.

Le samedi 1er juin 2002 est organisé une grande fête à l’occasion des 10 ans du lycée.

En 2002, pour la première fois, les terminales organisent de façon festive leur dernier jour de classe : une  photo de la promo déguisée est prise à cette occasion. Cette tradition se poursuivra jusqu’en 2018.

2002-2003

Samuel Lemaître est embauché pour une tâche de maintenance informatique . Sa mission évoluera par la suite.

Claude Lebreton, professeur d’EPS prend sa retraite en juin.

2003-2004

L’offre des options facultatives s’enrichit de l’enseignement de l’italien.

En 2003 naît l’association « Solidarité des Jeunes de La Mennais » à caractère humanitaire et éducatif. Le projet retenu pour la première année est la construction de capteurs solaires au lycée pendant la semaine culturelle, en partenariat avec l’association nantaise Bolivia Inti. 4 professeurs : David Cossec, Myriam Cabot, Hervé Ménez et Caroline Damy emmèneront 8 jeunes en juillet 2004 à Réo, au Burkina Faso avec quelques cuiseurs solaires. Ce voyage africain sera le premier d’une longue série.

Et pour la première fois est organisée au lycée un après-midi festif au lycée, le dernier vendredi avant les vacances de Noël. Tous les élèves qui le souhaitent peuvent monter sur les planches pour exprimer leurs talents. David Cossec prépare un programme pour les élèves répartis dans les deux grandes salles de spectacles et devoirs surveillés du lycée. Bien sûr, les terminales et les premières ont le privilège de s’installer dans la salle « du haut », rebaptisée la salle Gwenran. Quelques élèves assurent la technique. Et c’est le premier sketch des professeurs : une simulation de devoirs surveillés sur l’air de la chanson de Bobby La Pointe, « Ta Katie t’a quitté ». Depuis 16 ans, les élèves et les professeurs ont tous les ans préparé et animé ce moment très convivial auquel se sont toujours joints d’anciens élèves, heureux de retrouver pour quelques heures la bonne ambiance de leur cher lycée.

En septembre 2004, Pierre-Jean Bar est remplacé à la tête de l’établissement par Françoise Rio. Pour la première fois, une femme dirige notre lycée. Ce sera la seule en 30 ans.

2004-2005

Sylvie Lemoine est embauchée pour l’animation de l’équipe pastorale.

Un groupe d’élèves participe aux JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) à Cologne.

Les nombreux projets et activités qui font la spécificité du lycée se poursuivent : l’animation pastorale qui continue à proposer de nombreuses activités, dont les expériences de vie, les rencontres mennaisiennes, les visites scientifiques dans le cadre de la fête de la science, le voyage géologique en Auvergne, l’échange avec la Pologne, la matinée d’orientation, le prix littéraire La Mennais, les actions solidaires de l’association SJLM, l’option théâtre qui organise comme chaque année deux spectacles, sans oublier l’association sportive avec l’ouverture d’un atelier danse, un groupe futsal. Une mention particulière à Julie, non voyante qui représente le lycée en épreuve de natation.

La semaine culturelle s’enrichit d’un séjour aux États Unis et Martine Guihard propose un voyage à Berlin en remplacement de l’échange à Hilden qu’elle propose depuis maintenant 14 ans.

L’année de la physique couplée à l’année Jules Verne est l’occasion de faire travailler les élèves de 1°S de Brigitte Blanchard et Carine Denis  sur le roman «  Cinq semaines en ballon » : passer au crible les données physiques et chimiques du roman pour juger de sa vraisemblance. Le projet sera retenu pour le festival européen de sciences qui se déroule au CERN à Genève en novembre 2005.

2005-2006

A partir de la rentrée 2005, les nouveaux élèves de seconde sont accueillis début septembre lors d’une journée spécifique qui leur est entièrement consacrée. Comme l’écrit Françoise Rio, ce temps de découverte leur permet de reprendre contact avec l‘environnement scolaire en douceur après la longue coupure estivale. Ce 2 septembre 2005, un pique-nique est organisé pour permettre des échanges professeur-élèves ; les locaux, la pastorale, le CDI sont présentés aux nouveaux élèves.  Les professeurs principaux animent divers ateliers pédagogiques. Les autres classes rentrent seulement le lendemain. Cette rentrée « décalée » sera organisée sous différentes formes  jusqu’en 2015 ( ?).

En mai 2006, le lycée se distingue lors de sa première participation au challenge ICAM TPE. Cette école d’ingénieur nantaise organise un concours pour valoriser les meilleurs Travaux Pratiques Encadrés des établissements. Quatre élèves du lycée dont Jean-Baptiste Guillaume qui intégrera l’équipe de professeurs de physique du lycée en 2014 remportent un premier prix grâce à un procédé innovant pour mesurer la tension dans les câbles d’un pont suspendu. La maquette fait trois mètres de haut ! Le lycée participera à ce challenge tous les ans jusqu’en 2018 et y remportera de nombreux prix, récompensant ainsi la créativité des élèves et des professeurs encadrant ces TPE.

La semaine culturelle édition 2006 regorge de nouveaux projets originaux. Pour la première fois, à l’initiative de David Cossec, un échange avec un autre établissement du réseau La Mennais est organisé : ce rapprochement entre le lycée La Mennais de Guérande et le Juvénat Saint-Jean de Dolbeau du Québec se concrétise par un voyage au Québec lors de la semaine culturelle. Cet échange se poursuivra régulièrement jusqu’en 2017.

Gérard Moullec et Jean Yver proposent un séjour à Venise, séjour qui sera par proposé ensuite de nombreuses fois, sous des formes et organisations diverses.

L’association SJLM organise avec Christelle Bouleau et Annie Lehébel un voyage à Parakou au Bénin en partenariat avec l’association ASSIFIC du réseau mennaisien. De longs mois de préparation et 2 weekends obligatoires de formation sont organisés pour les jeunes qui  se forment à l’animation, au savoir-être dans une culture aussi différente.

Mais la semaine culturelle, ce sont aussi de nombreuses activités intéressantes à Guérande et dans les alentours : Kayak dans le golfe du Morbihan avec Marie-Line Legoal, VTT dans la Presqu’île avec Alain Queyrol, atelier cinéma avec le frère Jean-Yves Cariou, atelier couture avec Paulette Dréan, réception de jeunes Polonais et Ukrainiens dans le cadre de nos appariements, échange en Allemagne avec notre lycée partenaire de Hilden avec Martine Guihard. Il ne faut pas oublier que la semaine culturelle, c’est aussi la possibilité de stages en entreprise pour 113 élèves.

L’atelier d’art plastique participe au 33° festival de la BD à Angoulème. De nombreuses sorties seront organisées pour les membres de cet atelier au cours des années qui suivent, notamment à Paris.

De nombreuses conférences sont organisées au lycée dans le cadre de la catéchèse.

L’année 2005 commémore le centenaire des articles d’Einstein sur la Relativité. Une soirée Einstein est organisée au lycée. Les parents peuvent voir la trace des particules cosmiques dans les chambres à brouillard.

Enfin Tyffany Aubert, élève en terminale littéraire reçoit un premier prix national de poésie avec le recueil « Pensée éphémères ».

Martine Guihard, professeur d’allemand nous quitte pour une « pré-retraite ». Elle est remplacée  par Sylvie Poublan.

2006-2007

Pas de changement notable. Les,élections présidentielles animent les repas à la cantine. Les discussions sont âpres, parfois tendues et laisseront malheureusement des séquelles. Je retiens : ne jamais parler de politique si on ne veut pas se fâcher avec des amis.

De nombreux professeurs vivent une expérience peu habituelle : un jeune réfugié Ukrainien, Illya Plotnikov est accueilli au lycée. Jean Yver en tête, une grande partie de l’équipe manifeste à plusieurs reprises pour sa régularisation. Elle sera finalement obtenue. Illya est maintenant astrophysicien.

Quatre figures importantes du lycée nous quittent en juin 2007 : Élisabeth Grenneron, responsable de niveau depuis septembre 2000, Jacky Hérigault, et Annick Dardant.

Paulette Dréan, figure emblématique et aimée de tous, quitte le lycée. Une fête de départ est organisée.

La dernière plaquette du lycée est imprimée en juin 2007. Elle sera remplacée jusqu’en 2015 par un numéro spécial « Portes ouvertes »

2007-2008 

??? Je n’ai pas de plaquette

2008-2009

Myriam Cabot remplace Élisabeth Grenneron comme responsable du niveau première.

Les professeurs de sciences sont soulagés : pour la première fois, ils sont aidés pour la préparation des séances de travaux pratiques par une technicienne de laboratoire ! Laurence Fraquet est embauchée à mi-temps et preste (un mot utilisé en Belgique !)  son autre mi-temps au lycée Saint-Louis de Saint-Nazaire. Autre nouveauté : le laboratoire de SVT est équipé d’un vidéo-projecteur ! D’autres vidéo projecteurs sont installés sur des chariots. Le lycée s’équipe en mars 2009 d’une deuxième salle informatique de 35 postes.

Le lycée La Mennais a toujours accordé une grande importance à l’aide à l’orientation pour les élèves. Le BDI (Bureau de Documentation et d’Information) fait partie intégrante du CDI. Mme Chossat, parent d’élève qui a une bonne connaissance des filières après bac, reçoit les élèves pour des entretiens individuels d’information et de conseils dans un petit local du CDI. Elle intervient également dans les classes, en lien avec les professeurs principaux pour présenter les filières post bac.

La matinée d’orientation qui avait  été mise en place au lycée dès 2001 évolue pour devenir le « forum des métiers ». Des parents d’élèves, des anciens élèves, des représentants de différents instituts de formation post bac rencontrent les élèves et les parents qui le souhaitent lors d’un grand forum organisé un samedi matin.

La nouvelle tendance, c’est l’écologie ! Sous l’impulsion de Françoise Rio, le lycée s’intéresse au projet « Eco-école ». Deux réunions sont organisées pour cibler les progrès à faire en termes de tri des déchets et de réduction de la consommation en eau et en énergie. Des actions seront mises en place l’année suivante et déboucheront sur l’obtention du label Eco-lycée. Les actions les plus remarquables sont le tri des papiers dans les classes, l’abandon des pesticides dans l’entretien des espaces verts et l’utilisation de papier recyclé pour les photocopies.  La préoccupation écologique ne quittera plus le lycée.

Le réchauffement climatique, on en parle de plus en plus. Le lycée s’intéresse à cette question dans le cadre d’un projet européen Comenius transdisciplinaire. En partenariat avec un lycée autrichien de Linz, un lycée islandais de Selfoss et un lycée espagnol de Gijon, les élèves sont invités à approfondir le sujet. Des conférences et tables rondes apportent aux lycéens les éclairages nécessaires. Une classe de 1°S participe à l’opération « Passeport recherche » sur la production de biocarburants par les algues, 4 élèves participent à la conférence internationale sur le climat à Berlin, un atelier scientifique travaille sur la possibilité d’installer des capteurs solaires au lycée. Des rencontres entre professeurs et lycéens des 4 établissements sont organisées dans chacun des lycées. Une dizaine de professeurs de l’établissement sont impliqués dans le projet.

Pour la première fois, les élèves de première et seconde du lycée assistent au spectacle « Jésus » organisé par l’association Transmission à Nort-sur-Erdre. Un spectacle en plein air historique, culturel et religieux.

2009-2010

Le projet Comenius est bouclé avec une dernière rencontre en Espagne à Gijon.

Françoise  Rio nous quitte pour prendre une retraite bien méritée en juin.

2010-2011

En septembre 2010, c’est Éric Paulay qui prend la direction du lycée.

Une nouvelle réforme du lycée introduit des séquences d’accompagnement personnalisé d’abord en seconde puis en première et terminale. L’équipe pédagogique du lycée s’empare de cette nouvelle possibilité pour proposer des activités variées dans le but de perfectionner les méthodes de travail et de gagner en autonomie. Que d’énergie et de créativité pour occuper au mieux ces séances d’accompagnement. Pour les  responsables de niveau, c’est une charge supplémentaire. 

Apparaissent aussi les enseignements « d’exploration » (qui remplacent subtilement les enseignements de « détermination ») : Mesures et pratiques scientifiques, Sciences économiques et sociales et Littérature et société. Les professeurs de MPS rivaliseront d’imagination pour proposer des enquêtes scientifiques et les professeurs de Littérature et société organiseront très régulièrement des sorties au festival photo de La Gacilly et des ateliers de calligraphie.

Éric Paulay met en place une équipe d’animation pastorale autour du frère Jean-Yves Cariou. Deux professeurs de chaque niveau participent à cette équipe, et, grande première, sont rétribués par l’Ogec pour cette mission.

Myriam Cabot, adjointe de direction, nous quitte pour prendre la direction du collège Saint-Joseph d’Herbignac.

2012-2013

François Robin remplace Éric Paulay à la direction.

La réforme arrive au niveau terminale. Les élèves de terminale doivent dorénavant choisir une spécialité. Dans cette matière, le coefficient est augmenté de deux points. Parmi ces spécialités un nouveau cours : l’ISN, Informatique et Sciences du Numérique.

Un deuxième projet Comenius est lancé pour 2 ans , cette fois avec des partenaires belges, suédois, allemands et slovaques. Le thème étudié est le cœur de la matière et le cœur du vivant. C’est donc un projet scientifique avec une composante humanitaire : les lycéens impliqués récoltent des fonds pour l’association « European Heart for Children »

La semaine culturelle est toujours aussi riche avec un voyage en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas, des activités au lycée, des activités pleine nature, l’échange avec la Pologne et l’Ukraine et, pour la première fois, un nouveau type de voyage en Hongrie : quelques élèves cherchent à organiser eux-mêmes un voyage en semaine culturelle. Le nombre est limité à 15 élèves qui organisent tout le séjour en lien avec un lycée de Budapest. Ce n’est pas un échange proprement dit, mais les élèves seront reçus par ce lycée au cours de la semaine. Par la suite, de nombreux voyages de ce type seront organisés au lycée par les élèves en collaboration avec les professeurs responsables.

Olivier Pichon propose une nouvelle organisation sur le niveau première pour éviter la hiérarchie des filières : des élèves de toutes les séries sont répartis dans les 5 classes de première numérotées de 1A à 1E. Malgré les avantages réels de cette organisation, cette expérience ne sera pas reconduite au vu des difficultés générées.

Geneviève Erceau remplace le frère Jean-Yves à l’animation pastorale. Elle ne restera que quelques mois en poste avant de se consacrer exclusivement au collège.

Thiery Simon laisse  sa charge de responsable de niveau terminal. Olivier Pichon le remplace.

2013-2014

Une nouvelle option est créée au lycée : le BIA, Brevet d’Initiation à l’Aéronautique, en partenariat avec l’aéro-club de La Baule. Les cours de physique du vol et de météo sont intégrés dans l’enseignement d’exploration MPS (Mesures et Pratiques Scientifiques), les cours d’histoire de l’aviation, de réglementation aérienne et de connaissance des avions sont enseignés sur les heures d’accompagnement. La première promotion est tellement importante qu’une classe BIA est créée en seconde.

Outre les nombreux voyages en Angleterre, en Andalousie, à Venise, la semaine culturelle propose cette année-là un voyage dans les Pouilles, un voyage préparé par les élèves en Lettonie et un voyage solidaire au Togo. Le lycée obtient une première place au trophée des lycées à la voile et c’est aussi une année exceptionnelle pour l’équipe de natation qui participe au championnat national.

Le lycée La Mennais innove en embauchant à temps partiel Laetitia Soissons comme conseillère d’orientation. C’est une reconnaissance de l’importance de cette tâche dans la vie du lycée. Jusqu’à cette date, les parents d’élèves de l’association APEL se relayaient bénévolement pour assurer ce service et maintenir en ordre le fichier du BDI (Bureau de Documentation et d’Information).

Le projet Comenius s’est conclu par un voyage itinérant de Bruges à Genève avec les 100 élèves et professeurs des cinq établissements pour découvrir les grands centres scientifiques des pays traversés.

Un ascenceur est installé dans le seul bâtiment à étage du lycée. Cette installation est obligatoire dans le cadre de l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

En juin 2014, Annie Lehébel et Jean Yver prennent leur retraite.Tous deux auront marqué les élèves par la qualité de leurs cours mais aussi par les concours de la résistance, le trophée des lycées à la voile et les voyages à Venise. Claire Martienne et Philippe Hollinger ont obtenu une mutation à Saint-Nazaire et Dominique Sénéchal a décidé de prendre un temps plein au collège. Voilà encore des personnalités marquantes qui nous quittent.

2014-2015

Un projet de fusion entre plusieurs établissements de Guérande est à l’étude. Ce projet sera abandonné par la suite.

Le lycée reste aussi dynamique avec une semaine culturelle très riche, la maison des lycéens, l’atelier arts plastiques, l’association sportive, et des tas d’autres activités en tous genres.

Pour la première fois, des lycéens participent aux olympiades de physique et obtiennent un premier prix avec leur ballon cosmique. Ils sont sélectionnés pour participer à la science fair à Pittsburgh en mai 2015 où ils remportent le prix spécial de la société d’astronomie de l’Amérique du nord.

Olivier Pichon quitte le lycée en juin. Il reprendra des fonctions de direction en 2019 au lycée Saint-Louis de Saint-Nazaire.

2015-2016

François Robin est remplacé par Olivier Ménard. Matthieu Moisan prend la responsabilité du niveau terminale.

Des attentats terroristes secouent la France le 13 novembre 2015. Tous les voyages de la semaine culturelle prévus à l’étranger sont annulés par crainte de nouveaux attentats dans les gares et aéroports. Ils sont remplacés par des projets en France.

Le lycée renforce sa dimension internationale en accueillant en septembre 2016 pour la première fois des assistantes de langue recrutées sur le site Erasmusintern. Sandra Uranic a terminé ses études et souhaite faire un stage dans un autre pays avant de commencer à enseigner en Slovénie. Elle est logée dans l‘appartement du collège. Elle jouit d’une bourse financée par le programme Erasmus+. En cours d’année, elle est rejointe par Marina Luka qui est hongroise. Le lycée continuera à recruter des assistants dits Erasmus. Ces jeunes contribueront fortement à donner une dimension d’ouverture internationale au lycée.

En septembre 2016, Brigitte Blanchard et Sonia Miottini reçoivent pour la première fois une mission officielle de coordination à l’international, rémunérée par des fractions d’IMP (Indemnité pour Mission Particulière) . C’est le début d’un engagement fort du lycée dans cette orientation. La DDEC de Nantes met en place un label « ouverture internationale ». Le lycée candidate et obtient ce label en 2017.

Un nouveau partenariat voit le jour avec le lycée Annie Wright de Tacoma, dans l’état de Washington. Ce partenariat est initié dans le cadre du programme Passepartout géré par la DAREIC de Nantes (Direction Académique aux Relations Internationales et à la Coopération). Trois élèves de seconde s’envolent pour les États-Unis pour un séjour de six semaines et reçoivent leurs correspondantes.

Une nouvelle équipe d’animation pastorale est mise en place, réunissant……. avec deux professeurs principaux de chaque niveau.

2016-2017

En septembre 2016, Antoine Grison est embauché pour un mi-temps d’animation pastorale et un mi-temps de surveillance, Laetitia Mitaillé est embauchée pour la surveillance et l’animation du foyer. Laetitia se révèle très intéressée par les démarches environnementales et relance le projet éco-école. Une opération « Nettoyage de plage » est organisée à La Turballe.

Un forum TPE est organisé par Anne Montagut : les élèves de 1° présentent leurs TPE aux élèves de seconde, un concours est organisé, les élèves de terminale  et les professeurs élisent les TPE qui seront présentés à l’ICAM.

Les promos de terminale choisissent maintenant un « parrain » de promo. La promo 2017 choisit Thomas Pesquet.

En juin 2017, Serge Éon qui entretient le lycée depuis de nombreuses années prend sa retraite.

2017-2018

Septembre 2017 voit l’arrivée de Sébastien Plou comme responsable de niveau de 1°.

Suite au risque terroriste, l’accès du lycée est maintenant sévèrement contrôlé : une deuxième clôture est érigée au plus près des bâtiments. L’ouverture du portillon est commandée par un badge ou un code. De ce fait, le parking ne faisant plus partie de l’enceinte du lycée, il est maintenant possible d’y aménager un coin pour les fumeurs, ce qui met un terme à la présence récurrente de fumeurs agglutinés à l’entrée du lycée.

La cour est réaménagée pour respecter les normes de pentes pour l’accès aux personnes à mobilité réduite. Un nouveau parterre est installé et planté  par le groupe éco-lycée devant le secrétariat.

Les professeurs qui le souhaitent sont maintenant équipés de tablettes Apple pour diversifier leurs approches pédagogiques. Quelques Apple TV sont installées dans les classes. Elles seront installées dans toutes les classes dès la rentrée suivante.

Paula Dümpelmann, une jeune volontaire allemande de l’OFAJ (Office Franco-Allemand de la Jeunesse), est en charge de l’animation internationale du lycée avec Sonia et Brigitte et s’occupe en particulier des jeunes qui désirent effectuer un stage à l’étranger et de l’échange Brigitte Sauzay. Cette année-là, dix jeunes effectueront des stages en Islande, Allemagne, Pologne, Angleterre, Espagne et trois jeunes filles participeront à un échange de un à trois mois avec l’Allemagne et trois jeunes participeront à un échange d’un mois à Budapest. Paula loge dans l’appartement au-dessus du secrétariat. Elle sera rejointe au cours de l’année par Luis, Mar et Vittoria. Une équipe très dynamique qui marquera l’établissement. Un bureau de l’international est aménagé en face de l’étude.

Le conseil pédagogique décide d’une nouvelle formule pour les réunions de parents : les parents sont reçus avec le jeune par deux professeurs de la classe qui font le point sur toute la scolarité de l’élève. Cette formule donne satisfaction et sera reconduite par la suite.

Le projet Erasmus + K 101 «  Lets’be more international, Innovative and Inclusive » a été accepté par l’agence de Bordeaux et permet à 15 professeurs et personnels de partir se former à l’étranger sur deux ans sur des thématiques diverses : perfectionnement linguistique et  pédagogique,  formation à l’enseignement d’une discipline non linguistique en anglais, créativité. Élisabeth Dausse et David Cossec effectuent un stage d’observation en Italie et en Allemagne.

L’équipe éco-lycée se renforce. Des éco-délégués sont élus dans chaque classe et animent des actions au lycée. La semaine du développement durable est l’occasion de manifestations et d’ateliers divers. Le lycée a obtenu le label éco-lycée en……………….

Marie-Line Legoal et Dorothée Lemoal prennent leur retraite. Le traditionnel barbecue est remplacé par un jeu à Saint-Nazaire, un apéritif offert par Dorothée en face de l’ancien phare de Saint-Nazaire, puis un repas au restaurant.

2018-2019

La demande d’ouverture d’une série technologique STMG ( Sciences et Technologie du Management et de la Gestion) est refusée par le rectorat. C’est dommage. IL n’y a pas de série de ce type sur la Presqu’île ce qui oblige les élèves concernés à se diriger vers Saint-Nazaire ou La Baule. Faute de place disponible dans ces classes, de nombreux élèves ayant  ce profil sont donc contraints de suivre un enseignement général, et vivent une scolarité qui ne leur convient pas.

L’année 2018-2019 précède la mise en place de la grande réforme du lycée. Dans cette perspective,  la  semaine culturelle évolue : les élèves de seconde sont appelés à réfléchir à leur orientation au travers d’ateliers, visites et conférences mises en place par une équipe constituée par la direction et les professeurs  principaux. Les élèves de première et terminale continuent à profiter de séjours divers et de stages en entreprise. Un nouveau partenariat est créé avec le lycée « Dahlske upper secondary school » de Grimstad en Norvège.

Le lycée propose maintenant la semaine du développement durable avec de nombreuses animations sur le temps des récréations et le temps de midi. Deux moutons – noms ? – ont fait leur apparition sur les espaces verts du lycée dans le cadre d’un partenariat entre Cap Atlantique et l’équipe éco-lycée.

Le CDI aménage un espace d’étude et de convivialité en extérieur avec un mobilier en matériaux recyclés.

Les absences sont maintenant relevées informatiquement à chaque heure de cours. Les professeurs disposent d’un logiciel sur leur tablette ou sur l’ordinateur de la classe dans lequel tous les élèves sont rentrés avec leur photo. Il suffit de cliquer sur les absents. Voilà qui met – presque – fin à l’une des corvées de l’équipe de vie scolaire.

Brigitte Fleurance et Brigitte Blanchard prennent leur retraite en juillet après trente ans de bons et loyaux services !